La tension entre Huawei et le gouvernement américain a été l'un des sujets brûlants de l'industrie technologique ces derniers temps. L’entreprise est sanctionnée depuis 2019 et s’est vue interdire d’importer des puces fabriquées pour des équipements basés aux États-Unis. Bien que cette restriction ait affecté Huawei, celui-ci continue de développer ses opérations de manière exponentielle depuis son pays d'origine. Dans ses efforts pour développer son activité de fabrication de puces, Huawei contacterait les ingénieurs de TSMC en moyenne tous les trois mois.

Huawei aurait contacté les ingénieurs de TSMC pour des offres d'emploi avec un salaire alléchant

Selon une publication française, Le MondeHuawei a essayé d'intégrer les ingénieurs TSMC existants. L'entreprise chinoise contacte les ingénieurs en moyenne tous les trois mois avec une offre attrayante représentant trois fois le salaire qu'ils perçoivent actuellement chez TSMC. Les ingénieurs de TSMC ont reçu des e-mails indiquant qu'ils sont parfaitement adaptés aux postes et que leur expérience correspond aux besoins de Huawei.

Notamment, tous ces emails proviennent d’une agence de recrutement engagée par Huawei. Maintenant, vous devez vous demander pourquoi Huawei s'en prend aux ingénieurs de TSMC, n'est-ce pas ? Eh bien, la réponse est plutôt simple. Huawei souhaite intégrer des talents familiers avec le chipset moderne. La société est confrontée à une technologie obsolète depuis cinq ans en raison des sanctions américaines qui ont limité ses chipsets à seulement 7 nm d'épaisseur. Cependant, cela constitue un gros problème puisque d’autres fabricants de smartphones utilisent déjà des puces de 3 nm.

Bien que Huawei ait été en mesure de produire des puces 5G dans son pays, il a montré son intention de fabriquer des chipsets 5 nm. Le problème avec Huawei ici est qu’il faudrait des personnes familiarisées avec le processus moderne de fabrication des puces. La réponse aux yeux de Huawei, ce sont les ingénieurs de TSMC, du moins c'est ce que dit le rapport.

Les ingénieurs n'ont pas répondu à ces e-mails

Cela dit, les ingénieurs de TSMC ne répondent pas à ces e-mails de Huawei pour des raisons évidentes. Ils estiment qu'accepter une telle offre signifierait travailler avec une entreprise considérée comme une menace pour la sécurité nationale et que les conséquences pourraient être assez graves dans le contexte de leur carrière. D'un autre côté, si Huawei les licencie à l'avenir, leur employeur actuel (TSMC) n'envisagera pas de les réembaucher.

Ce n'est pas la première fois que TSMC et Huawei font l'actualité. Plus récemment, le gouvernement américain a interrogé TSMC sur ses relations avec Huawei. À la fin du mois dernier, TSMC a même déclaré au gouvernement américain qu'il avait trouvé sa puce dans le produit Huawei malgré les sanctions en cours. Il n'est pas étonnant que Huawei recoure à toutes sortes d'astuces pour être pertinent sur le marché de la technologie. Il semble d’ailleurs que cela continuera à le faire à l’avenir.

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