L'autorité britannique de la concurrence et des marchés (CMA) enquête désormais sur Microsoft pour avoir embauché d'anciens employés d'Inflection AI et acquis des licences pour utiliser sa technologie. La situation a également attiré l'attention de la FCC et incite l'UE à rester vigilante quant à d'éventuels effets sur la concurrence.
Plus tôt cette année, Microsoft AI a été officiellement présentée comme une nouvelle division de l'entreprise. Depuis lors, Microsoft a embauché des talents de haut niveau pour la dynamiser, comme Mustafa Suleyman. L'entreprise a également embauché la plupart des employés de la startup Inflection AI. En outre, Microsoft a payé environ 650 millions de dollars pour obtenir une licence sur la technologie d'Inflection AI. Ainsi, même si l'entreprise n'a pas officiellement acheté la startup, le résultat final pourrait être assez similaire à celui d'une fusion.
La CMA britannique enquête désormais pour savoir si l'embauche du personnel d'Inflection AI par Microsoft était une fusion déguisée
Comme il ne s’agissait pas d’une fusion officielle, le processus n’a pas été examiné par les autorités de la concurrence. Cette situation a poussé plusieurs organismes, comme l’UE et la Federal Trade Commission (FCC), à enquêter sur l’affaire. La CMA du Royaume-Uni rejoint désormais la liste des organismes qui vérifient si tout a été fait conformément à la loi.
La première phase de l'enquête de la CMA se terminera le 11 septembre. Ce jour-là, selon le résultat, elle pourra classer l'affaire ou passer à la deuxième phase pour entamer une enquête plus approfondie. La CMA semble considérer que l'embauche de personnel d'Inflection AI et l'acquisition de la technologie de la startup pourraient être une fusion déguisée. Microsoft aurait fait cela pour contourner les exigences des fusions officielles d'entreprises.
Bien qu'il ne s'agisse pas officiellement d'une fusion, le résultat est similaire. La CMA veut s'assurer que le processus n'aura pas d'impact négatif sur la concurrence sur le marché britannique.
Microsoft affirme se conformer à la loi
Microsoft a envoyé une déclaration à Bloomberg à ce sujet. La déclaration dit : « Nous sommes convaincus que le recrutement de talents favorise la concurrence et ne doit pas être traité comme une fusion. » L’entreprise semble donc sûre que la loi soutient ses actions.
Sous la pression des régulateurs, Microsoft a pris certaines mesures. Par exemple, elle a démissionné de son siège d'observateur sans droit de vote au conseil d'administration d'OpenAI. Cette affaire fait également l'objet de la vigilance des organismes de réglementation. Bien que l'entreprise n'ait pas officiellement acheté OpenAI, elle a investi plus de 10 milliards de dollars.
