DMA cible la recherche Google et d’autres entreprises technologiques qui se qualifie de « gardiens» en vertu de la loi sur les marchés numériques (DMA). Parmi eux figurent Alphabet, Amazon, Apple, Meta et Microsoft, ainsi que le chinois ByteDance. Ces contrôleurs d’accès doivent se conformer aux obligations DMA pour 22 services de plateforme principaux d’ici mars 2024.

Le DMA vise à réglementer les Big Tech en promouvant la concurrence, l’interopérabilité et en réduisant les pratiques anticoncurrentielles. Les principales applications de messagerie, par exemple, doivent devenir interopérables avec leurs concurrents, et les systèmes d’exploitation doivent autoriser les magasins d’applications tiers et d’autres options de paiement intégrées aux applications.

La liste des services de base de la plateforme comprend les réseaux sociaux (par exemple, TikTok, Facebook), les services de messagerie (WhatsApp, Messenger), les services d’intermédiation (Google, Amazon, Apple, Meta), le partage de vidéos (YouTube), les services de publicité (Google, Amazon, Meta), les navigateurs Web (Chrome, Safari), les moteurs de recherche (Recherche Google) et les systèmes d’exploitation (Android, iOS, Windows).

Cependant, des entreprises comme Samsung, Bing de Microsoft, le navigateur Edge et iMessage d’Apple sont confrontées à une réglementation potentielle en attendant les enquêtes de marché. Ces enquêtes pourraient conduire à des mandats, comme Apple rendant iMessage interopérable avec ses concurrents. Les entreprises doivent suivre les règles DMA en fonction des services de plate-forme de base désignés. Les critères de désignation du contrôleur d’accès incluent un chiffre d’affaires annuel supérieur à 7,5 milliards d’euros en Europe et plus de 45 millions d’utilisateurs actifs mensuels dans l’UE.

DMA cible les obligations de recherche de Google

DMA impose des obligations comme offrir un choix parmi les moteurs de recherche et permettre la suppression des applications préinstallées. Il est interdit aux contrôleurs d’accès de privilégier eux-mêmes leurs produits. Certaines entreprises, comme Apple, expriment des inquiétudes concernant la confidentialité et la sécurité. D’autres, dont Meta et Microsoft, acceptent leur désignation et leur enquête.

Le processus n’est pas sans difficultés, car des litiges juridiques similaires à ceux rencontrés par Amazon et Zalando dans le cadre de la loi sur les services numériques sont attendus. Les contrôleurs d’accès qui ne respectent pas les règles du DMA s’exposent à des amendes pouvant atteindre 10 % du chiffre d’affaires mondial ou à des mesures correctives structurelles, telles que la cession.

En résumé, la Commission européenne a désigné des contrôleurs parmi les grandes entreprises technologiques pour faire respecter la réglementation DMA. Cette initiative vise à promouvoir la concurrence et le choix des consommateurs tout en étant potentiellement confrontée à des obstacles juridiques à l’avenir.

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