L'introduction récente par Apple d'un outil de formation à l'IA a suscité des réactions négatives dans l'ensemble du secteur des médias. L'outil, connu sous le nom d'Applebot-Extended, permet aux éditeurs d'exclure leurs données de l'utilisation dans la formation des modèles d'IA. Cependant, cette décision a suscité une réaction de plus en plus vive, de grands organismes de presse, dont le New York Times, le Financial Times et Vox Media, ayant choisi de ne pas l'utiliser, a rapporté Wired.

Les critiques contre la formation d'Apple en matière d'IA s'amplifient

Le déploiement d'Applebot-Extended par Apple vise à respecter les droits des éditeurs. Il leur permet de bloquer l'utilisation de leur contenu dans le cadre de formations d'IA. Cependant, l'outil n'a pas rencontré l'enthousiasme qu'Apple aurait pu anticiper.

Présentée il y a moins de trois mois, cette mesure répond aux inquiétudes grandissantes concernant la propriété intellectuelle. Elle aborde également la question de l'utilisation de contenus en ligne pour le développement de l'IA. Malgré cela, de nombreux médias de premier plan ont décidé de bloquer le bot d'entraînement d'Apple, invoquant des inquiétudes quant à la protection de leur contenu.

Applebot est une extension du robot d'exploration Web d'Apple, Applebot, utilisé depuis 2015. Au départ, Applebot parcourait Internet pour améliorer les produits de recherche d'Apple comme Siri et Spotlight. Cependant, son rôle s'est élargi pour inclure la collecte de données pour la formation de l'IA. La réaction a conduit de nombreux éditeurs à mettre à jour leurs fichiers robots.txt, un outil utilisé pour contrôler la façon dont les robots interagissent avec leurs sites Web, pour exclure Applebot-Extended.

Pourquoi les médias choisissent de ne pas participer

La décision des principaux médias de bloquer Applebot-Extended souligne un conflit plus large sur l’avenir de l’IA et de la propriété du contenu. Alors qu’Apple présente l’outil comme un moyen de donner aux éditeurs le contrôle de leurs données, de nombreuses sociétés de médias sont sceptiques. Elles affirment que permettre à Apple d’utiliser son contenu pour la formation de l’IA pourrait nuire à la valeur de sa propriété intellectuelle et éroder son contrôle sur la manière dont son contenu est utilisé.

Plusieurs éditeurs ont déjà bloqué d’autres bots de formation d’IA, comme ceux d’OpenAI et d’Anthropic, ce qui témoigne d’une tendance croissante dans le secteur. Le refus de participer à la formation d’IA d’Apple souligne une préoccupation fondamentale : la crainte que l’IA puisse reproduire et redistribuer son contenu sans compensation ni crédit appropriés. La réaction contre Applebot-Extended s’inscrit dans une bataille plus vaste autour du contrôle et de la monétisation du contenu en ligne à l’ère de l’IA.

Apple répond aux réactions négatives

Apple défend Applebot-Extended, affirmant qu'il protège les droits des éditeurs et offre une option de désactivation facile. Un porte-parole d'Apple a précisé que l'outil empêche uniquement l'utilisation des données dans la formation de l'IA, et non l'exploration initiale.

Malgré les assurances d'Apple, la réaction négative se poursuit. Les médias s'inquiètent de la manière dont les entreprises technologiques utilisent leur contenu pour l'IA. Ces inquiétudes sont fondées, car les modèles d'IA peuvent créer du contenu qui ressemble beaucoup à l'œuvre originale.

Les outils d'Apple sont peut-être une avancée, mais l'industrie des médias en veut plus. L'avenir de l'IA et de la propriété des contenus est incertain, et les éditeurs se battent pour garder le contrôle de leurs actifs.

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