Meta a finalement donné suite à ses menaces et a commencé à bloquer les nouvelles sur Facebook et Instagram au Canada. La société l’a fait en raison de la loi sur les nouvelles en ligne. Exiger que les entreprises technologiques opérant au Canada paient des frais aux éditeurs de nouvelles pour la diffusion de leur contenu.
De grandes plateformes sociales comme Google et Meta ont été impliquées dans un différend juridique avec les gouvernements du monde entier concernant le paiement des éditeurs de nouvelles. Google pourrait trouver un accord avec les éditeurs de l’UE, mais Meta ne semble pas vouloir apaiser.
La loi canadienne sur les nouvelles en ligne oblige Meta à régler avec les éditeurs du pays. Cependant, en réponse, la société a bloqué le contenu des nouvelles sur Facebook et Instagram au Canada.
«Afin de nous conformer à la loi sur les nouvelles en ligne, nous avons entamé le processus de suppression de la disponibilité des nouvelles au Canada», a déclaré Meta dans son communiqué. « Ces changements commencent aujourd’hui et seront mis en œuvre pour toutes les personnes accédant à Facebook et Instagram au Canada au cours des prochaines semaines. »
Meta a commencé à bloquer le contenu des nouvelles au Canada en raison de la loi sur les nouvelles en ligne
La restriction ne couvre pas seulement le contenu des nouvelles partagées sur les plateformes Meta Facebook et Instagram. Mais comprend également des liens partagés par les utilisateurs. Cela signifie que si vous vivez aux États-Unis et que vous partagez un lien d’actualités avec votre ami au Canada, il ne pourra pas le voir. Meta a déclaré avoir commencé à identifier les organes de presse au Canada pour bloquer leur contenu et les liens vers leurs sites Web.
« Les liens vers les nouvelles et le contenu affichés par les éditeurs et les diffuseurs de nouvelles au Canada ne seront plus visibles par les Canadiens. » Mets ajoutés.
Alors que Meta affirme que bloquer les nouvelles au Canada est une «décision commerciale», les journalistes et les éditeurs du pays protestent contre cette décision. La société affirme que le gouvernement a fait un mauvais jugement en pensant que la plate-forme bénéficie du partage de contenu d’actualités tandis que les éditeurs bénéficient de publicités gratuites.
Ne pas permettre aux utilisateurs canadiens de voir le contenu des nouvelles et les liens réduira considérablement la visibilité du site Web de l’éditeur. Entraînant une baisse massive des revenus publicitaires. La ministre du Patrimoine canadien, Pascale St-Onge, a qualifié la décision de Meta de message « irresponsable » aux Canadiens et aux autres gouvernements.
Reste à savoir si Meta pourrait s’entendre avec les éditeurs canadiens. Cependant, la décision montre que Meta n’est pas disposé à faire des compromis. De même, la société a menacé de supprimer le contenu des informations en Californie si l’État adoptait sa California Journalism Preservation Act. Le projet de loi oblige Meta à payer une part équitable aux éditeurs basés en Californie pour l’utilisation de leur contenu.
