Google n’a prévu d’investir de manière significative sur le marché européen qu’après avoir reçu une amende record, selon des documents internes révélés au tribunal le 9 novembre. Les documents, qui centrent un plan appelé « Go Big in Europe », ont été présentés par les États-Unis dans le cadre d’une affaire antitrust fédérale. Le ministère américain de la Justice affirme que Google n’innove que sous la pression, comme l’a rapporté pour la première fois Bloomberg. En effet, le plan européen élaboré a été élaboré par Google après une amende massive. En 2018, l’UE a statué que Google avait violé les règles antitrust en armant les fabricants d’Android pour proposer la recherche Google. En conséquence, l’UE a infligé à Google une amende astronomique de 4,34 milliards d’euros.

Le gouvernement américain soutient actuellement que la domination de 90 % de Google sur le marché ne lui donne aucune raison de s’améliorer. Même si cela peut être vrai, le vrai problème est que Google soutient peut-être illégalement cette domination du marché. Google paie généralement d’autres entreprises pour faire de Google le moteur de recherche par défaut de leurs produits.

Le chiffre exact varie, mais il atteignait 26 milliards de dollars en 2021. En substance, les États-Unis affirment que, sans être condamné à une amende, Google préférerait payer d’autres pour le mettre devant les utilisateurs. Cela s’oppose à l’alternative, qui consiste à consacrer cet argent à la recherche et au développement et à acquérir cette domination du marché en étant le meilleur.

La tristement célèbre affaire Android a poussé Google à agir

Les preuves présentées par le gouvernement américain dans l’affaire antitrust présentent une série d’événements qui prouveraient que Google n’innovera pas par lui-même. Google a imposé des restrictions aux fabricants de téléphones Android dès 2011, ce qui a donné lieu à une enquête de l’UE. Ces restrictions consistaient notamment à obliger les marques de téléphones à installer Chrome et à donner la priorité à la recherche Google afin d’obtenir une licence pour le Google Play Store.

De plus, cela empêchait les marques de préinstaller des applications Google sur des versions non autorisées d’Android. L’UE a jugé qu’il s’agissait d’une violation des règles antitrust, ce qui a conduit à la fameuse amende. Cependant, il convient de noter que Google fait toujours appel de la décision de l’UE.

Mais le plus important est ce qui s’est passé après. Des documents judiciaires mettent en lumière le plan « Go Big in Europe » destiné à améliorer la position de Google en Europe suite à l’amende. Les documents internes de Google révèlent que l’entreprise prévoyait d’embaucher plus de 80 nouveaux employés et de dépenser 200 millions de dollars dans l’UE. Les États-Unis font désormais un parallèle avec les actions actuelles de Google dans leur propre région.

Sans amende ni pression, Google préférerait prendre des mesures que les États-Unis considèrent comme illégales pour conserver sa part de marché. Étant donné que Google est très en avance sur la concurrence, des parts de marché sont à perdre. La question, comme pour toutes les enquêtes antitrust, est de savoir si la position dominante de Google sur le marché profite aux consommateurs ou restreint simplement le choix.

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