iMessage d’Apple et Bing de Microsoft ont échappé de justesse au contrôle de la nouvelle loi sur les marchés numériques de l’Union européenne. L’enquête menée par le régulateur a révélé que les deux plates-formes ne détiennent pas une position suffisamment dominante pour être soumises aux règles strictes du DMA pour les services fournis par les « gardiens » des grandes technologies, notamment Apple, Meta, Google, Amazon et TikTok.
Bien entendu, Apple et Microsoft ont tous deux déclaré qu’ils saluaient la décision. Ni l’un ni l’autre ne veut être obligé d’être interopérable avec ses concurrents, notamment Apple.
Le Digital Markets Act, ou DMA, a déjà imposé de grands changements à Apple. Y compris forcer l’iPhone à passer à l’USB-C l’année dernière, apporter le chargement latéral à iOS 17.4 et permettre aux navigateurs d’utiliser différents moteurs pour l’iPhone. Ce qui permettra aux navigateurs comme Edge, Chrome et Firefox d’être plus qu’un simple skin Safari. Les règles d’interopérabilité auraient signifié que les applications Meta comme WhatsApp pourraient demander à interopérer avec le framework iMessage d’Apple.
Cela signifie-t-il qu’Apple pourrait revenir sur le support RCS ?
À la fin de l’année dernière, Apple a annoncé qu’elle allait ajouter la prise en charge du profil universel RCS sur iMessage à partir de fin 2024. Cette décision a été prise sur la base de l’Union européenne et de la nouvelle loi sur les marchés numériques, qui l’obligerait à être interopérable. Mais maintenant que cette enquête est terminée et qu’iMessage ne relève plus des « gardiens », cela signifie-t-il qu’Apple pourrait faire marche arrière ?
Il est possible qu’ils le fassent. Apple considère iMessage comme une grande partie du jardin clos permettant de garder ses utilisateurs sur l’iPhone au lieu de passer à Android. Mais à ce stade, Apple a déjà travaillé sur l’intégration de RCS, afin de pouvoir s’en tenir au plan initial. Nous nous attendons à le voir lancer dans le cadre d’iOS 18, qui devrait être lancé en juin à la WWDC.
