Si les téléphones de Xiaomi ont toujours offert un excellent rapport qualité-prix, la société a également été confrontée à diverses controverses. Désormais, selon plusieurs médias finlandais, trois principaux opérateurs de télécommunications finlandais – Telia, DNA et Elisa – ont décidé d’interdire la vente de smartphones Xiaomi et de marques associées, notamment Redmi et POCO.

Cette décision intervient après la présence continue de Xiaomi en Russie, que certains considèrent comme un soutien indirect aux actions militaires russes en Ukraine. En outre, le soutien actif de Xiaomi aux entreprises russes dans le lancement de nouveaux produits au lieu de s’éloigner du marché russe a soulevé de sérieuses questions.

« Chez Telia, nous révisons constamment notre sélection d’équipements et y apportons des modifications si nécessaire. Pour le moment, nous avons renoncé à coopérer avec Xiaomi, de sorte que de nouveaux modèles d’appareils ne seront plus disponibles. Les produits restants en stock sont vendus via la boutique en ligne et les magasins », a déclaré Markku Saranpää, directeur de l’activité appareils de Telia.

Cependant, il est important de noter que la décision de la Finlande est indépendante de toute sanction de l’UE à l’encontre de Xiaomi. De plus, des détaillants finlandais tels que Gigantti et Verkkokauppa prévoient de continuer à vendre des smartphones et appareils Xiaomi.

La réponse de Xiaomi

Bien que Xiaomi n’ait pas commenté directement la situation, l’entreprise a déjà défendu sa position en affirmant qu’elle avait une responsabilité envers ses clients et employés russes, soulignant son engagement à fournir des services dans la région. Cependant, l’UE a critiqué à plusieurs reprises la position de Xiaomi, affirmant que la poursuite de ses opérations en Russie apportait indirectement un soutien financier au gouvernement russe.

La Finlande n’est d’ailleurs pas le seul pays à prendre de telles mesures. En mars, la Pologne et la Lituanie ont interdit la vente de produits Xiaomi dans leurs pays respectifs.

Conséquences potentielles

Bien que la Finlande ait une population plus petite que d’autres pays, cela reste important puisque Xiaomi conserve une part de marché de 10 % dans le pays. En outre, la décision de la Finlande pourrait attirer l’attention de l’UE, ce qui pourrait avoir des conséquences considérables, dans la mesure où une interdiction de Xiaomi dans l’UE pourrait s’avérer préjudiciable.

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