Meta, anciennement connu sous le nom de Facebook, a toujours eu une histoire troublée en matière de réglementation des contenus préjudiciables sur ses plateformes. Cependant, un nouveau rapport d’Internews a mis en évidence les défaillances opérationnelles de l’entreprise au sein de son programme de partenaires de confiance, qui est chargé d’aider les organisations à signaler les contenus dangereux et préjudiciables sur Meta.

Selon le rapport, le programme Trusted Partner, qui comprend plus de 456 groupes mondiaux de la société civile et des droits de l’homme, a été confronté à des obstacles importants, notamment des retards prolongés de plusieurs mois dans la réception des réponses de Meta. De plus, pour aggraver les choses, cette lenteur s’étend également aux cas graves de contenu préjudiciable, tels que les menaces de mort, les incitations à la violence et d’autres problèmes urgents.

« Plus de deux mois. Et dans nos mails, on leur dit que la situation est urgente et que des gens meurent. La situation politique est très sensible et doit être traitée de toute urgence. Et puis ce sont des mois sans réponse », lit-on dans le rapport.

Disparités entre les réponses selon les régions

Outre le retard généralisé des réponses, le rapport met également en évidence les divergences régionales dans les efforts de Meta pour lutter contre les contenus préjudiciables. Par exemple, comparés aux partenaires ukrainiens qui ont déclaré avoir reçu des réponses dans les 72 heures, les partenaires éthiopiens, en revanche, ont dû attendre plusieurs mois juste pour entendre la réponse liée à la guerre du Tigré. Ce retard a également malheureusement contribué au décès tragique du professeur tigréen Meareg Amare, qui a subi une agression raciste sur Facebook, où la plateforme n’aurait pas agi rapidement.

De plus, ce rapport fait écho aux révélations de l’ancienne employée de Facebook Frances Haugen, dont les documents internes ont révélé un mépris marqué pour les pays d’Asie du Sud et d’Afrique, y compris l’Éthiopie.

« Les programmes de signalement de confiance sont essentiels à la sécurité des utilisateurs, mais les partenaires de Meta sont profondément frustrés par la manière dont le programme a été exécuté », lit-on dans le rapport.

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